GR10

Sommaire

En route!

18h27, on ferme l’appartement à clés. Au revoir lit douillet, café frais et vêtements propres, on se retrouve dans 1000 km! Bon, le premier kilomètre de cette traversée des Pyrénées commence par une traversée de la ville pour attraper un TGV direction Paris.

À Paris, on boit une bière avec des amis puis on s’allonge dans le train de nuit, direction Bayonne.

Le grand départ

ruisseau du dodo

On se réveille avec la vue sur la chaîne de Pyrénées. Il nous reste encore à prendre un TER et nous arriverons à notre point de départ: Hendaye.

En arrivant, on commence par une chocolatine et un café en bords d’océan. Il fait un temps superbe, on en profite pour se réveiller doucement à la terrasse d’un café mais à un moment il faut bien se lancer. 9h, la recherche des balises blanche et rouge commence. Durant cette première journée, pas de gros dénivelé au programme. On enchaine les collines et laisse le corps s’habituer à l’effort. Les épaules font mal, les jambes font mal. On fait la pause dèj dans la montée du Xoldoko (on aurait dû prévoir plus à manger!). On passe le sommet et on enchaine par le col d’Ilbardin (pas l’image que l’on se fait d’un col. Nous sommes côté espagnol et l’on trouve ici pléthore de magasin d’alcool et de tabac.) où l’on se fait charger par une vache. Nous voilà devenus méfiant envers les bovins d’alpage. On apprendra par la suite que cette vache charge presque tous les randonneurs.

On pousse encore un peu la randonnée pour planter la tente le long d’un ruisseau au lieu dit la Olhette. On se fait prendre l’emplacement 4 étoiles pendant que l’on lave nos fringues. La prochaine fois on commencera par monter la tente!

Bilan: 24km 1037m D+

La Ohlette - Aihnoa: 22km 6h20 1050m D+

paysage vers aihnoa

Réveille, 7h, on prend notre temps, petit-déjeuner, repliage du bivouac, un brin de toilette et BIM on attaque le col des trois fontaines. C’est vrai qu’hier soir on s’est arrêté au pied du col, donc ce matin l’échauffement est intense…

On passe sous la Ruhne et sur la voie de son train à crémaillère. La suite du sentier devient un peu plus technique le temps de redescendre de la Ruhne, puis très calme jusqu’au village de Sarre. On ne croisera qu’un chien mourant sur cette portion. Arrivé à Sarre, on en profite pour faire une pause et prendre un bon repas. Le pays basque est vraiment à part, les gens y parle basque, pas de terrain de football mais de pelotte basque… Le dépaysement est total. Fin de la pause, direction Aihnoa en suivant de petits sentier relativement plats. Une fois arrivé, ce pose la question du bivouac, on décide de ne pas rester en ville mais de commencer l’ascension du col des trois croix. On s’arrête assez vite en voyant la chapelle avec ces tables de pique-nique et sa source d’eau potable.

Aihnoa - Bidarray: 20.1km 5h50 650m D+

paysage aihnoa

Réveillé par le tintement des cloches de cheveaux. Encore embrumé, on s’émerveille de la vue sur la vallée puis on reprend la route. Dans la matinée, on s’arrête dans une ferme pour acheter des sandwichs. Le repas du midi assurer on repart avec entrain. Une fougue vite tempérer par le passage dans un tas de fumier. L’agriculteur à jugé pertinant de faire son stockage de déjections animales sur le sentier. Ce bourbier passé on passe le col dont je n’ai pas retenue le nom, puis on s’arrête à l’ombre dans une futaie de hêtre pour prendre notre repas.

La suite du parcours sera sportif, on nous a prévenue que la descente vers Bidarray est technique mais c’est bien plus dur que ce que nous avions imaginé! La descente est très raide, le chemin étroit et pour parfaire ce tableau, des sources d’eau ont jugées opportunt de sortir de terre à cette endroit, rendant les cailloux glissants. Bref, on prend notre temps, ça nous semble interminable, on cuit au soleil mais on finis par atteindre le fond de vallée.

Après cette descente, la rivière nous fait de l’oeil: PAUSE BAIGNADE! Direction Bidarray, on doit attendre 17h l’ouverture de la supérette pour se ravitailler. En attendant, on se renseigne sur la météo et ils annoncent des beaux orages pour cette nuit. Le GR se dirige ensuite vers les crêtes d’Iparla, zone avec peu d’abris et exposé aux vents. Au vu de la météo on décide donc de rester en vallée ce soir. Direction le camping, enfin plutôt le champs communale de Bidarray. Nous sommes nombreux à opter pour cette solution, le camping est plein.

On rencontre une personne malentendente qui fait le GR10 en solitaire, ainsi que deux Québequoises très sympa et un professeur de français Belge.

Les crêtes d’Iparla: 20km 7h40 1350m D+

paysage

La météo avait vu juste, nous avons eu le droit à plusieurs orages au cours de la nuit. Nous avons bien fait de rester à Bidarray hier soir. Au réveille, nous sommes dans la brume. On attaque la montée sans voir quoi que ce soit, si ce n’est la raideur de la pente. Arrivé au premier col, la vue ce dégage, mais la météo n’est pas avec nous, pluis et vent sont de la partie. On a dû mal à suivre le bon sentier, il y en a dans tous les sens. On prend une variante pour éviter un passage engagé avant de retrouver les crêtes et le GR. On avance lentement, on tombe souvent et nous faisons de nombreuses pauses pour sécher et crémer nos pieds (un traumatisme des ampoules). Après avoir passé 3 pics et 4 cols, on finit par arrivé à Saint Étienne de Baigorry. On est rincée. On s’arrête au bar prendre un chocolat chaud bien mérité, puis direction le camping pour une bonne douche bien chaude. On y retrouve les randonneur rencontré la veille, on discute, on rigole. Il est temps d’aller dormir.

St Étienne de Baigorry - Avant Esterencuby: 29.6km 7h20 1500m D+

Ce matin la tente est trempé mais on a bien dormis. En partant, on s’arrête au bar pour un petit déjeuner et un café chaud. Déjà 8h, il est temps de ce mettre en marche. On attaque avec 600m de dénivelé positif pour atteindre le sommet du Munhoa. La forme commence à arriver, le rythme est bon ce matin, surtout en montée. On croise et recroise les mêmes personnes de jour en jour et même au fil de la journée. Après le sommet, on descent vers Saint Jean Pied de Port. On casse la croute, sur le bord de la route juste avant d’entrer dans la capitale de la randonnée (chemin de saint Jacque oblige).

Le village est jolie mais il y a moins de randonneurs que ce que nous nous êtions imaginé. On en profite pour manger une glace beaucoup trop chère. il est 15h. Le doute nous habite, après la descente technique avant Bidarray et l’enfer des crêtes d’Iparla, sommes nous capable de faire cette traversée? Ici il est encore possible de bifurqué vers un autre GR qui nous enmènerai au Puys en Velais, donc bien moins engagé techniquement et physiquement. On se ressaisi, on est pas là pour la facillité, on est la pour la montagne, pour sa rudesse et sa beauté, pour ses rencontres chaleureuses et son hostilité!

On continue!

Après Saint Jean, on se retrouve seuls. Nous y avons laissé la plupart des randonneurs rencontrés ces derniers jours. Certains profitant de la gare pour rentrer chez eux. D’autre des comodité de la ville pour faire une étape confort. Nous, nous préferons avancer. On rencontre nos premiers troupeaux. Ce ne sont pas encore des alpages donc difficile de poser notre tente dans ces champs avec ses animaux parqué. On finit par jeter notre dévolu sur un champs d’herbe ayant été récemment récolté. Pas de source d’eau, pas de vue magnifique mais on est rincée donc on s’en contentera.

Vue depuis la tente

Esterencuby - Irraty size: 21.6km 5h50 1350m D+

Réveille 7h, on plit le campement et on descend tranquilement vers Esterencuby en espérant pouvoir y prendre notre petit-déjeuner. La café semble fermé, on se dirrige donc vers l’accueil vélo-touriste pour profiter de son point d’eau et d’une table. En repartant, on regarde les horraires du café au cas où, il est fermé pour encore quelques heures. C’était sans compter sur l’hospitalité du patron, qui nous ouvre la terrasse et nous permet de prendre notre café matinale. Merci.

Aller la journée commence vraiment. Longue montée sur la route. On passe au niveau du charmant gite de Keskoleta où l’on y achète notre repas du midi. Nous repartons direction le sommet d’Okabe, que nous n’atteindrons pas avant le midi. On fait la pause du midi dans la montée, à l’ombre dans un taillis. La vue est sympa, le soleil de plomb, tout ceci nous baigne dans une ambiance très agréable. Il faut repartir. On transpire. Pas après pas, on se rapproche d’Okabe (ça sonne très japonais, mais nous sommes toujours au pays basque).

Vue vers l’espagne depuis Okabe

Une fois sur les crêtes (si on peut les appeler ainsi), on chemine tranquillement. Le nombre de sentier transfrontalier est impressionnant. Nous nous suivons le GR10 mais d’ici, il semble y avoir une infinité de possibilités pour réaliser la traversée du massif pyrénéen. On descent maintenant vers le chalet Pedro qu’on laisse dernière nous pour rejoindre l’aire de bivouac. Et quelle aire de bivouacs, herbe rase, rivière, point d’eau et même douche CHAUDE! Pas de restaurant ce soir, tout est fermée. Tampi, ce sera semoule et saucissons.

Vers 20h, qui voit-on arrivé, exténué, deux randonneurs rencontrer quelques jours auparavant (le prof belge et le parisien). Au vue de l’avance que nous avions pris, nous ne pensions plus croiser ce groupe de randonneur. Ça nous fait plaisir, on discute et se raconte nos journée qui, avouons le, se ressembles.

Irraty size - Logibar: 22.8km 5h55 1000m D+

Réveille, petit-dèj express, pliage de tente et direction Iraty. Petit hammeau avec une supérette. On espère pouvoir y faire le plein de nouriture. Le chemin pour s’y rendre est vraiment sympa, de petits sentiers dans les bois et sans grande difficulté. Parfait pour se mettre en jambe.

Sur place, la supérette offre tout ce que nous cherchons: Saucisson, noudle, semoule, barres de céréales, nous voilà paré. On descend, direction la montée des escaliers. La vue y est superbe. On y devine nos prochain objectif et les premières montagnes au profil alpin. Après le col, on se faufile sur des chemins joueurs, l’après-midi passe vite, sans difficultés notable si ce n’est la descente interminable vers le Logibar.

vue depuis les escaliers

Ce sera notre étape pour ce soir, on y réserve une demi-pension et découvre par la même occasion la vie en gîte d’étape. La vie en collectivité est l’occasion de discuter, partager nos expériences et surtout recharger nos appareils électriques.

On sera rejoins par le Belge et le Parisien en fin de journée.

Logibar - En Haut: 31.6km 8h50 2050m D+

la gorge

Réveillé par notre colocataire allemand à 5h30. Il lui en faut du temps pour ce préparer, il ne partira qu’à 7h30, comme nous. Réveille à 5h30, café bouillu, la journée commence sur des chapeaux de roues. On attaque par 2km de montée pour atteindre une passerelle suspendue. Le précipice est impressionnant. La suite de la montée au col d’Aquilar est tranquille on alterne entre forêt et alpage. On double pas mal de randonneur qui, comme nous, on fait étape au Logibar. On passe le col, le gros du D+ de la journée est maintenant derrière nous (enfin c’est ce que l’on pensait). On attaque la descente vers Sainte-Engrace, mais nous nous arrêtons assez rapidement à l’ombre d’arbuste et au bord d’un ruisseau pour la pause sandwich.

Nous sommes rejoint par un randonneur solitaire, solitaire et grognon. On discute un peu et nous reprenons notre descente.Elle se poursuit par un chhemin boueux et mal entretenu. Je me prend la tête dans une branche, ce qui fait tomber une limace qui atterit sur ma nuque… Le pire, c’est qu’il m’a fallut dix minutes pour comprendre que la sensation étrange sur mon coup venait d’une limace!

Il est 16h. On atteind Sainte-Engrace, son église surprenante, son bar chaleureux et le tennancier aux conseils douteux. En sirotant notre coca, on rencontre Salomé, qui elle aussi tente de réaliser la traversée complète du GR10. On en profite pour se renseigner sur les coins sympas pour bivouacer dans le secteur. Le patron du bar nous assure qu’il y a des coins agréable dans la montée vers la Pierre Saint Martin à 1h de rando d’ici. Au vue de ce que l’on a trouvé en montant au bourg, on se dit que ce ne sera pas pire et que l’on prendra de l’avance pour demain. On se lance donc dans l’ascencion du col en espérant s’arrêter assez rapidement. Le début de la montée dans les éboulis d’une ancienne carrière est bucolique mais ça ne dure pas. Très vite la pente se raidi et les mollets brulent. Ça fait un moment que l’on monte dans la forêt et nous n’avons pas croiser le moindre recoins plat permettant d’y poser notre tente. Et pour parfaire cette fin de journée cela fait quelques kilomètres que l’on subit les attaques insupportables des taons. Ces petites bêtes on la délicate attention de venir vous piquer à des endroits sensibles pile au moment où vous ne pouvez pas lacher vos mains des bâtons!

La forêt luxuriante

Cette montée n’en fini plus, quand soudain la forêt s’éclaircit, nous atteignons l’alpage. Ce n’était pas du tout prévu, on ne devait pas dépasser la moitier de l’ascension! Bon maintenant que nous sommes ici, on cherche sur la carte le prochain point d’eau accessible et on s’arrêtera labas. Nous y arrivons vers 19h30 et y retrouvons Salomé qui profite déjà du filet d’eau de l’abreuvoir. Repas frugal, les noodles ne sont pas très consistantes. La journée a été longue, on termine à près de 30 km et plus de 2000m de D+. La nuit va être bonne. On s’endort avec le bruit des cloches.

En haut!

Le vent se lève dans la nuit et je suis obligé de sortir pour retendre la tente. Je grogne jusqu’à apercevoir le ciel étoilé. Je ne l’ai jamais vue aussi claire, avec autant d’étoile, je suis émerveillé.

Lescun: 23.6km 6h50 950m D+

La nuit n’aura pas été aussi réparatrice qu’espérée mais la vue est somptueuse. Ça compense. Un peu… Nos corps sont douloureux, ce sera une journée clopiclopant, mais la montagne change, elle devient plus minérale, on croise notre premier patou (il dormais tranquilement avec son troupeau), on observe notre premier issare. Tout ceci nous fait oublier les douleurs. Dans la descente vers Lescun nous avons la chance d’observer une vipère qui dors tranquilement au soleil. Au vue de la nuit précédente on décide de dormir au camping et d’y prendre le petit-déjeuner du lendemain matin. On y sera rejoint par nos copains belge et parisien, ainsi que par un petit orage. Ce sera la dernière journée pour le belge, il c’est malheureusement blessé.

Que la montage est belle

Lescun - Col d’Ayou: 24.4km 6h50 1750m D+

Grasse matinée ce matin et petit déjeuné au camping, la journée commence bien :)