Granville à Avranche - GR223

April 10, 2026

Jour 0: Préparatifs

Aucun de nous ne travaille ce week-end, la météo est normande (ni bonne, ni mauvaise) et l’on doit se préparer pour notre futur périple Écossai. Toutes les conditions sont réunies pour partir en Rando.

Ne reste plus qu’à trouver un parcours réalisable sur 2 voir 3 jours et dont la logistique est gérable. Une première idée, finir la côte de Cornouaille dans le Finistère. Une rando en bords de mer d’environs 70 km. Le problème c’est que l’on a 4h de route et que si l’on veut attraper le bus qui fait Quimper-Le Guilvinec, il faut être sur place avant 12h. Impossible!

Après réflexions, on opte pour une sortie en Normandie, rallier Avranches en partant de Granville, en suivant le GR223. Le parcours est assez cours (~50 km) mais pour une mise en route on s’en accommodera.

Ne reste plus qu’à faire les sacs!

April 11, 2026

Jour 1: Granville 17km 4h 250m D+

12h45, on se gare sur le parking de la gare d’Avranches. 13h15 on grimpe dans le TER direction Granville. Voilà une logistique simple.

Depuis ce matin le ciel est menaçant, ça sent la pluie. Mais finalement en arrivant à Granville c’est le soleil qui nous acceuille. On descend vers le port et on en profite de traverser la ville pour acheter des sandwichs. Histoire de ne pas attaquer la rando le ventre vide.

Repas sur la plage de Granville

14h30 Le repas est pris, on peut commencer. On quitte rapidement le port pour grimpouiller sur les falaises en bord de mer. Malgré le vent, il fait bon pour un début avril. Arrivé à Kairon plage, le GR se détache de la côte pour nous faire explorer la campagne et ses marécages. C’est sans doute agréable l’été mais là ça ressemble plus à un parcours de ninja-warrior qu’à de la rando. On rigole bien. On arrive à Carole plage vers 17h30 et coïncidence la cabane de plage est ouverte et sert des crêpes.

Petite pause crêpes et chocolat chaud, nous voila requinqué!

C’est repu et réchauffé que l’on attaque la montée vers la croix de Paqueray (30 m D+). On enchaîne avec la jolie traversée de la vallée du Lude pour atterrir à une première cabane Vauban. On pensait y dormir à l’abri du vent cette nuit mais le sol est trop abimé. On continue donc notre chemin pour jeter notre dévolu sur un champ d’herbe dont la haie semble bien nous protéger du vent.

On monte la tente, fait chauffer l’eau et pour la première fois ce sera un repas lyophilise ce soir. Des pâtes bolo! C’est bon mais ça reste un peu cher vis-à-vis de la classique recette de semoule à la soupe royco… On aura essayé. Le jour tombe et il commence à faire froid, on se met vite dans nos duvet et dodo. Il est 20h30… Le rythme de rando est un peu différent à cette saison.

Bivouac non loin de la cabane Vauban

[Jour 2: Avranches 27km 6h15]

Mis à part quelques cris de renards et un peu de vent, la nuit a été agréable. On se lève vers 7h30, il fait encore relativement froid. Rien que de plier la tente, couverte de rosée/condensation, mais doigts sont gelés.

Les sacs sont prêts - en route, marcher nous réchauffera. De plus, le soleil est radieux ce matin et nous commençons à apercevoir le mont!

Apparition du mont Saint-Michel

On crapahute en bord de falaise jusqu’à débouler dans le bourg de saint Jean-le-Thomas où une bonne surprise nous attends. Nous tombons sur un café et une boulangerie tous les deux ouverts, une pause s’impose. On profite du soleil en terrasse et l’odeur de barbecue de l’épicerie attenante nous fait saliver. Les grillades et pomme-de-terre semble très bonne, mais il est déjà 9h, il est temps de repartir. On quitte le bord de mer pour marcher quelques kilomètres un peu plus en campagne. À une intersection deux routes différentes avec chacune une croix et une balise GR. En regardant la carte les deux semblent aller dans la bonne direction, donc on prend celle qui nous inspire :) Mais au moment de reprendre le sentier côtier on tombe sur une clôture, enfin trois clôtures qui nous laisse entendre: “ne passez pas par là!”. On insiste pas, la marée est descendante, on va marcher sur la plage.

On longe donc la côte par la plage jusqu’aux Genêts où l’on ferra notre pause repas. Un patou viens nous rendre visite, il a tellement de poils qu’on pourrait le confondre avec un mouton! Je ne pensais pas en croiser dans la baie.

On quitte les Genêts sous un ciel changeant. Le soleil nous accompagne jusqu’à la pointe Saint-Léonard, puis la pluie prend le relais. Ça tombe bien, il fallait que l’on teste nos ponchos. La rando se poursuit tranquillement entre pluie et éclairci jusqu’à la gare d’Avranches où l’on retrouve la voiture.

Remarque poncho:

  1. ça donne un look assez ridicule
  2. On reste bien sec et la transpiration est mieux évacué qu’avec une veste
  3. Lorsqu’il y a du vent c’est assez pénible